Avertissement

La métrique est à l'âme étriquée ce que le corset est à l'invertébré. Elle peut donner un bref instant à un observateur inattentif l'illusion que tout cela tient debout. Mais pour qui y regarde de plus près, l'absence de moelle transparaît vite derrière la coquille vide.
De ce préambule alambiqué, tirez les conclusions que vous voulez ;-). Mais ne vous attendez pas à trouver une once de vraie poésie dans ces élucubrations.

Pousse au cri(me)

Les commentaires, même acerbes, sont les bienvenus
Ils marqueront au moins ces piteux vers comme lus

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Bienvenue dans l'a-poésie de Mirliton

Visiteur égaré, en découvrant ce site,
Tu dois te demander si c'est l'art ou cochon.
Si tu t'attardes un peu, le choix est implicite :
Le lieu est très fermier, où pouss' le mirliton

Les vers qui s'y tortillent restant très terre à terre
Tu ne croiseras pas de muse échevelée
Ici c'est calembours plus ou moins délétères
Et de la rime amère ou capillotractée

En besogneux des mots, tout simplement j'aspire
A aligner des strophes qui fassent un peu sourire
Souvent c'est la cata, car la chut' tombe court

Mais tu n'es pas volaille, tu es en droit de dire
A voir comme je rimaille, que c'est triste de lire
Un si piètre bouffon et poèt' de bass'-cour
Vendredi 15 février 2008
Me voici de retour avec une anecdote historique sur les échecs. Je sais, ce n'est pas bien brillant : c'est un sonnet mat.

L'Homme et la Machine

Bien avant qu'IBM ne plongeât dans le blues
Les fans de Kasparov, tous ceux qui croient en l'Homme,
Le camp de la Machine avait gagné du flouze
En battant des humains et se payant leur pomme.

Un habile artisan conçut un automate
Qui jouait aux échecs et s'y montrait malin.
Son Turc enturbanné sut dit-on mettre mat
L'Empereur en personne et Benjamin Franklin.

Qu'un être inanimé défît ces beaux esprits
Relevait du prodige (ou de l'escroquerie ?).
Il y avait de quoi piquer au vif l'orgueil

De ceux qui affrontaient le génie mécanique !
Mais ses brillants rouages étaient un trompe-l'oeil :
Un double-fond cachait un grand maître authentique.


____________________________
Par Pouet-Pouet - Publié dans : Jeux d'aigri vain et mirlitons
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Commentaires

Comme quoi la machine restera ce qu'elle est et l'homme en constante évolution, j'aime beaucoup, moi ce sonnet "brillant", parce qu'il est plus brillant que mat, mais bon je sais que tu fais pas mal de jeux de mots. Merci, en tous cas pour ce retour, ça fait du bien de te retrouver. Je te fais de gros bisous. A très vite Pouet pouet.
Commentaire n°1 posté par Pauley le 17/02/2008 à 03h27
Les machines jouent aux échecs, c’est qu’elles ne savent pas jouer cartes sur table. Et au jeu de l’amour, se montreraientt-elles aussi brillantes ? Faute de grives, etc. Quand j’aurai vu une machine écrire un vrai poème original et sensible, alors je me suiciderai. Pas avant.

En tous les cas, votre retour est flamblant, bravo, bravo.
Commentaire n°2 posté par Georges Dazet le 21/02/2008 à 12h11
Ce n'était donc, ni un rocker, ni un roquet, mais il roquait !
Commentaire n°3 posté par Valentine le 28/02/2008 à 18h11
Les ordinateurs bientôt auront notre peau!
Content de faire votre connaissance, quoi que vous en dîtes, votre sonnet est bel et bien brillant!
Amitiés,
ER.
Un p'tit cadeau:

LE TESTAMENT INTIME

L’intime testament, dans la beauté de l’art,
C’est un jardin caché derrière une clôture
Que le maître cultive en soignant la peinture
Pour nourrir ses enfants (indéfectible espoir).

L’intime testament, c’est un discours bavard
Couché sur du papier. Humble littérature,
Il évoque les heurts et l’amour. La parure,
Qu’on offre dans l’écrin aux amis de comptoir.

Ô, prends soin de mon cœur ! Vois comme il est fragile !
Il pourrait s’arrêter de battre sur le champ
Si tu te trompais sur mon précieux mobile…

Tu laisses ton poème au centre de la pièce,
Pourvu que le lecteur ne soit pas trop méchant !
Mais l’espoir est futile et se change en détresse.

Commentaire n°4 posté par Emmanuel RASTOUIL le 06/03/2008 à 15h23
Comme un  " repère cartésien " sur l'échiquier, ton raisonnement est agréablement poétisé.

Tu reviens en vainqueur !  Rejoue !!!                 
Commentaire n°5 posté par Alice HUGO le 19/03/2008 à 12h26
dommage que tu sois parti...j'aime bien...on rimaille parfois dans ma petite ecole du ver luisant ...je cherchauis des poèt poetè ....
Commentaire n°6 posté par nymphea le 04/04/2008 à 19h56
O cartes-mères absconses, ô diodes, ô processeurs
Voilà bien aux échecs de méchants professeurs
Qui à l'instar de l'homme, face à son créateur
Se plaisent à mater net leurs propres programmeurs
O la vaine tentative, la frustration infame
Croyant ruser le diable, et les mathématiques
Au nom d'une cause plus grande, j'ai sacrifié une dame
Et Chess-Wizard m'a mis une branlée authentique
Commentaire n°7 posté par deleted le 06/05/2008 à 14h57
Machine ou pas, le nature gagne à la fin !!!! youpi !!!!!!
Commentaire n°8 posté par ghislain Hammer le 21/06/2009 à 20h42
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