Avertissement

La métrique est à l'âme étriquée ce que le corset est à l'invertébré. Elle peut donner un bref instant à un observateur inattentif l'illusion que tout cela tient debout. Mais pour qui y regarde de plus près, l'absence de moelle transparaît vite derrière la coquille vide.
De ce préambule alambiqué, tirez les conclusions que vous voulez ;-). Mais ne vous attendez pas à trouver une once de vraie poésie dans ces élucubrations.

Pousse au cri(me)

Les commentaires, même acerbes, sont les bienvenus
Ils marqueront au moins ces piteux vers comme lus

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Bienvenue dans l'a-poésie de Mirliton

Visiteur égaré, en découvrant ce site,
Tu dois te demander si c'est l'art ou cochon.
Si tu t'attardes un peu, le choix est implicite :
Le lieu est très fermier, où pouss' le mirliton

Les vers qui s'y tortillent restant très terre à terre
Tu ne croiseras pas de muse échevelée
Ici c'est calembours plus ou moins délétères
Et de la rime amère ou capillotractée

En besogneux des mots, tout simplement j'aspire
A aligner des strophes qui fassent un peu sourire
Souvent c'est la cata, car la chut' tombe court

Mais tu n'es pas volaille, tu es en droit de dire
A voir comme je rimaille, que c'est triste de lire
Un si piètre bouffon et poèt' de bass'-cour

Où l'hippo triture

Lundi 27 novembre 2006
Aujourd'hui, je m'enfonce toujours plus avant dans la contrainte gratuite, avec un petit monovocalisme en i.


    L'incisif Rintintin vit ici Mistigri :
    Chic infini, divins cils fins, iris mi-gris.

    Frichti civil...
            gin, vin...
                    shit, mini-strip...
                            trip lit !
           
    Vint Kriss, vil instit sikh :
            cris, rififi...
                    bing ! tirs ! !
 
       
    Ci-gît Sir Rintintin, ci-gît Miss Mistigri
                            RIP


La difficulté n'était pas tant d'aligner les mots en i que de donner à l'ensemble un semblant de sens. J'espère que vous aurez su déchiffrer entre les lignes la passion brève et tragique (ainsi que stupéfiée) de l'entreprenant Rintintin et de la troublante Mistigri. Et à quel point Kriss était jaloux de cette dernière.

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Par Pouet-Pouet
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Mardi 12 juin 2007
L'avantage lorsque l'on n'a rien à écrire, c'est qu'il reste toujours la possibilité de jouer au son.

Complètement pété

Poltron plaintif
   contemplatif
      appesanti
Pleutre prostré
   pelotonné...
      plate apathie

Tropes torpides !

Poitrine plantureuse
   Popotin pétulant
Potiche potelée...
   Potache pantelant

Trop intrépide ?


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Par Pouet-Pouet
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Mercredi 13 juin 2007
Suite de la litanie en p et t. On s'enferme dans les délires qu'on peut...

Potterie

Pythie patibulaire
   Prêtresse antipathique
Apprentis pustuleux
   Cloportes pathétiques

Temple attroupé

Clapotis corrupteur
   Crypte protocolaire
Pentacle protecteur
   Spectre spectaculaire

Trépas trempé

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Par Pouet-Pouet
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Vendredi 15 juin 2007
Décidément l'originalité n'est pas mon fort en ce moment. Voici une nouvelle livraison d'exercice de style complètement pété.

Retape

Spot participatif
   Party publicitaire
Plateau plutôt sportif
   Pétaradant parterre

Stupre estampé

Petit pitre pataud
   Piètre pantin pâteux
Impertinent piteux
   Plaisantin prétentieux

Stupeur stoppée


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Par Pouet-Pouet
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Samedi 16 juin 2007
Allez, une petite pause dans mon délire autistique des p et t. Attention, vous ne gagnez pas forcément au change (ne serait-ce que par la longueur rébarbative de cet article).
Comme le texte qui suit n'a en lui-même que peu d'intérêt, je vais essayer ensuite de vous détailler le processus tortueux qui l'a enfanté.


L'élision dangereuse

Ce texte respecte l'effet d'e de Perec.
Certains vers cependant adoptent des contraintes
Amollies. Les difficultés varient avec
Elégance... éloquence extravagante empreinte
D'oulipo. L'avatar m'apparaît n'offrir d'art
Que ce que l'exercice tolère. Bizarre !

Le vicomte Etienne rêve de bagatelle
D'autant qu'inassouvi l'aristo n'a d'amis.
Erotomane espiègle, Etienne effeuille Estelle ;
Lorsque le libertin se sent enfin remis,
Entre Eléonore, marâtre de l'enfant.
Elle est très éméchée, prend l'épée et le fend.

Lui qui la croyait au Sud aurait dû partir
Plus tôt, mais il n'aurait vu son strip aboutir.

Bon, quelques explications s'imposent. Un contributeur de la liste Oulipo a récemment signalé qu'il avait écrit un roman de 150 pages, je le cite, "avec une particularité : c’est que cette lettre « E » (cinquième de notre alphabet) s’est insérée avec persistance et agacement entre toutes les autres lettres de mes vocables, paroles et expressions réalisant cet écrit."
Les habitués des contraintes oulipiennes auront compris qu'il s'agit d'une variation allégée du monovocalisme en "e", célébré par Georges Perec. Les participants de la liste s'en sont ensuite donnés à coeur joie. J'ai essayé de réunir les différentes pistes proposées, en réunissant six variantes de la contrainte dans le texte ci-dessus. 

Vers 1 et 12 : monovocalisme en e
Vers 2 et 11 : contrainte allégée de Patrick Cuadrado, au moins un e par mot
Vers 3 et 10 : un et un seul e par mot
Vers 4 et 9 : tous les mots commencent et se terminent par un e
Vers 5 et 8 : quelqu'un a remarqué que l'apostrophe posait problème, car elle remplace parfois une voyelle autre que e. D'où cette contrainte : des apostrophes sous-entendant uniquement des e. C'est aussi elle qui donne le titre au texte (l'élision étant un contre-exemple avec a)
Vers 6 et 7 : un e final pour chaque mot.

L'épilogue/épitaphe adopte le procédé inverse, le lipogramme, pour marquer la disparition de ce bon vicomte...
Je ne voudrais pas vous laisser sur l'impression que tout cela est indigestement sérieux. Alors je signale pour finir que le choix du prénom de la marâtre est inspiré des fameux Monsieur et Madame ont un fils/une fille... en l'occurrence c'est la famille Pazosud.

Voilà voilà, merci de vous être accroché jusqu'à la fin.

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Par Pouet-Pouet
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Lundi 18 juin 2007
Je m'obstine à explorer mon impasse...

Complètement pété (bhics)

Pratiques politiques
   Hypocrites pâtures
Peste, patrie patraque
   Perpétue l'imposture

Tripot topique

Qu'importe, pastis, pintes
   Porto... presto patron !
Partons pétés, pompettes
   Prosit ! potes pochtrons

Trip hépatique


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Par Pouet-Pouet
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Vendredi 22 juin 2007
Eh non, c'est pas près d'être fini, j'en ai encore tout plein en stock. Ceux d'aujourd'hui se veulent cependant un peu plus légers. Pas de patristique pétrarquisante et autres cuistreries...

Comptines

Pepita papotait
   Patati patata
Pepito pipotait
   Patapouf patatras

Typé tapas

Potiron patapon
   Pépiantes poulettes
Picoti picota
   Pintades pipelettes

Tapis topaze


______________i_bug_fck
Par Pouet-Pouet
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